La Fédération française de football a officialisé la nouvelle date de la finale de la Coupe de France : elle se jouera finalement le vendredi 22 mai au Stade de France, plutôt que d’être délocalisée dans une autre enceinte de l’Hexagone — alors même qu’il aurait sans doute été possible d’en trouver une pour accueillir l’événement.
Initialement, la rencontre ne pouvait pas se tenir à Saint-Denis en raison des travaux liés au « Grand Paris ». Pour le grand public, ces chantiers ne débutent pas forcément un samedi, mais ils concernent surtout les lignes B et D du RER, qui desservent le Stade de France le week-end, afin d’éviter de perturber les usagers en semaine. Sur ce point, le report peut s’entendre.
En revanche, le choix de maintenir la finale au Stade de France interroge davantage. La FFF justifie sa décision en affirmant que « le Stade de France est le garant de la neutralité et de l’équité sportive », ajoutant que « l’enceinte dionysienne accueillera donc la 108e finale de la 109e édition de l’épreuve ». Un argument qui peut sembler fragile.
Faut-il en conclure que cette équité ne pourrait pas être assurée à l’Orange Vélodrome de Marseille, au Groupama Stadium de Lyon, au Roazhon Park de Rennes ou encore à la Decathlon Arena de Lille ?
Enfin, cette reprogrammation ne fait pas non plus les affaires de France Télévisions, qui doit également diffuser, le même soir, la finale de la Challenge Cup de rugby. Une situation paradoxale, quand on sait que les instances du football déplorent régulièrement le manque de reconnaissance des diffuseurs à leur égard.
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