Certains ont peut-être lu cette nouvelle (Jaouen, Basilio…) cette semaine ; toujours est-il que, face au penalty concédé, ils ont su trouver le moyen de ne pas encaisser. À voir le gardien rémois, on comprend vite qu’il maîtrise parfaitement la dimension psychologique du duel, cherchant avant tout à faire douter le tireur.
Pour les joueurs, qu’ils soient d’un côté ou de l’autre du ballon, pour les supporters persuadés qu’un penalty est une formalité, et même pour les commentateurs qui aiment en raconter toute la dramaturgie, je ne saurais trop conseiller la lecture de « Le gardien » de Roger Veronese.
Il s’agit d’une très courte nouvelle, centrée sur un moment de football en apparence banal… mais qui devient rapidement étouffant.
Le pitch : un attaquant s’apprête à affronter un gardien dans une situation décisive, typiquement un duel ou un penalty. Au départ, tout semble simple : marquer ou non. Mais le gardien engage la conversation et, peu à peu, instille le doute. Il joue avec les pensées, les émotions, la concentration de son adversaire. Ce qui devait être un simple geste technique se transforme alors en véritable face-à-face psychologique. Le temps semble ralentir, la pression monte, et l’attaquant commence à vaciller.
Je ne dévoilerai pas la fin, mais j’y reviendrai sans doute prochainement — les penalties ne manquent jamais dans le football.
Sur Le Foot Pas de rumeur, que des faits !