La superstition est omniprésente dans le sport. Et parfois, elle dépasse largement le simple porte-bonheur pour devenir une véritable obsession.
Certains athlètes ont ainsi développé des rituels aussi précis qu’incontournables. L’ancien capitaine de Chelsea FC, John Terry, était célèbre pour ses dizaines d’habitudes avant chaque rencontre : même place dans le bus, même emplacement de parking, le même album d’Usher écouté en boucle… sans oublier les mêmes protège-tibias conservés pendant près de dix ans.
D’autres rituels sont beaucoup plus répandus dans le football moderne. Entrer sur la pelouse du pied droit, par exemple, est une habitude adoptée par de nombreux joueurs, dont Cristiano Ronaldo. Certains embrassent systématiquement leur maillot ou leur alliance avant le coup d’envoi, comme le faisait régulièrement Cesc Fàbregas.
Mais la superstition la plus répandue reste sans doute celle qui consiste à éviter d’évoquer un futur adversaire avant d’avoir validé sa qualification. Une pratique courante au tennis, mais que l’on retrouve aussi dans le football, notamment lors des barrages ou en Coupe de France, lorsque le tirage du tour suivant est déjà connu.
Certaines scènes peuvent toutefois sembler plus étonnantes encore. Ainsi, Pierre Cahuzac, alors entraîneur de Bastia, devait potentiellement affronter Strasbourg au tour suivant de Coupe en cas de victoire contre Cannes. Interrogé sur ce possible futur adversaire, le technicien corse refusa catégoriquement de répondre aux journalistes, par superstition. Même les questions portant uniquement sur le niveau du club alsacien furent écartées, comme si le simple fait d’évoquer Strasbourg pouvait porter malheur.
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