Nous ne pouvons pas, nous aussi et à notre petite échelle, ne pas nous offusquer de la dernière idée de Gianni Infantino.
Pour nous, cela ouvre la porte à un football basé sur le modèle du sport américain, avec la création de ligues fermées et de quart-temps pour la publicité (le test de la pause fraîcheur en est déjà un avant-goût)…
Nous sommes donc en accord avec le communiqué de l’UEFA, tant sur le fond que sur la forme, qui fustige la date limite fixée au 19 septembre par l’organisme mondial aux 211 fédérations pour approuver cette idée :
en déclarant « Aujourd’hui, nous avons appris la date limite imposée par la FIFA aux associations pour soutenir leurs propositions, sous peine de voir l’offre de paiement unique retirée. Cela dit tout ce qu’il y a à savoir sur ce plan. Mais après avoir tenu des discussions avec de nombreux acteurs à travers le monde du football, l’UEFA sait qu’il existe une opposition significative et croissante au projet de la FIFA. La FIFA ne peut pas continuer à utiliser notre sport pour s’enrichir, elle et ses amis. Nous pouvons développer le football correctement. Il est temps de donner la priorité aux associations, aux clubs, aux championnats, aux joueurs et aux supporters »
Ajoutons que Philippe Diallo, le président de la FFF n’est, lui aussi, peu en accord avec le nouvel ami de Donald Trump
« C’est un projet inquiétant et qui suscite beaucoup d’interrogations. On l’a découvert dans la presse, sans avoir la moindre information. On ne connaît ni sa philosophie, ni sa nécessité, pas plus que le montage financier ou ses financements. Ce projet est inquiétant car il n’y a pas de détails, or il touche à l’un des actifs fondamentaux du football avec la Coupe du monde qui est la plus grande épreuve sportive au monde (…) Evidemment, c’est un sujet d’inquiétudes, poursuit Diallo. Je suis déjà intervenu sur les conditions de revenus de la Coupe du monde reversées aux sélections car je les trouvais assez injustes. Ce projet, on ne sait pas d’où il sort. Et différents événements récents, comme le carton rouge enlevé à Balogun (à la demande de Donald Trump), le projet de passage à 64 équipes après 48 ou certains montages financiers, nécessitent de revoir cette gouvernance qui n’est pas à la mesure de ce que représente le football. » (Tirée de l’interview accordé à L’Equipe).
On ne peux qu’à minima souscrire à ces délarations.
Sur Le Foot Pas de rumeur, que des faits !