En 1933, à l’occasion des fêtes de la Pentecôte, le RC Paris prit la décision d’effectuer une tournée en Europe centrale. Cela commença en Suisse, puis, le 1er juin, en Bohême avec un match contre Pilsen. Ensuite, du 3 au 5 juin, un tournoi à Bratislava opposa le club parisien à une équipe locale, au Hungaria de Budapest et au Sparta de Prague.
Le 8 juin, en Autriche (à Graz), il dispute un match contre le First Vienna. Avant de rentrer, le club cherche à organiser un match à Prague (que nous n’avons pas réussi à retrouver s’il existe. NDLR : n’hésitez pas à nous le signaler en commentaire si vous le trouvez).
Quand on pense que ces joueurs sortaient d’une saison entière, qu’ils étaient pour une grande majorité amateurs, que les voyages étaient autrement plus difficiles qu’aujourd’hui, que la condition physique était moins contrôlée et l’entraînement moins adapté à un processus de récupération — processus qui était quasiment une notion inconnue — on peut s’interroger sur la fatigue des joueurs et de leurs organismes.
Or, de nos jours, jouer trois matchs dans la semaine avec un effectif assez conséquent (un exemple ici) permettant de faire tourner les joueurs sans perdre en qualité, l’excuse de la fatigue revient souvent après un mauvais résultat.
Certes, l’intensité n’était pas la même qu’à cette époque, mais à part cela, il me semble que l’argument est peu recevable. Il n’y a en effet, pour l’entraîneur, pas lieu de faire jouer un joueur qui serait trop fatigué. Alors l’excuse du jour de récupération, ou même de la demi-journée, est-ce vraiment la raison d’une défaite ?
Personnellement, j’en doute.
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