La légendaire finale de la Coupe des clubs champions 1975-1976, ancêtre de notre Ligue des champions, s’est disputée dans le mythique Hampden Park à Glasgow. Dans un stade qui, ce soir-là, rassemblait 80 000 spectateurs, le Bayern Munich s’imposa 1-0 face à l’AS Saint-Étienne, décrochant ainsi sa troisième couronne européenne consécutive.
Cependant, si cette finale restera dans les mémoires, c’est dans faits de jeu et la manière dont la rencontre fut jouée qui en font un évènement à part.
Le match, qui semblait à la portée des Stéphanois, est compliqué par le match de championnat qui se déroula contre Nîmes, huit jours avant. Celui-ci est lié à cette finale, si le match fut anecdotique pour le championnat il le fut beaucoup moins de par son déroulement. Pour preuve, le club stéphanois eut deux titulaires indiscutables que sont Gérard Farison et Christian Synaeghel qui furent blessés et absent en Ecosse. Preuve que ce match avait été disputé de façon très virile un communiqué d’ultras en 2018 qui, afin de soutenir les supporters nîmois interdit de déplacement écrivaient « Pour trouver trace d’une source de tension entre nous, il faut remonter au 4 mai 1976 et à la lamentable attitude des bouchers du Gard« .
Le match face aux allemands se transforma peu à peu en un cauchemar, notamment à cause des poteaux carrés de Hampden Park, une particularité des anciens stades qui pourtant, déjà à cette époque, dénotait dans un monde dominé par les montants ronds. Ce détail, anodin pour certains, fit entrer ce match dans la légende, alimentée par les deux tentatives infructueuses de Dominique Bathenay et Jacques Santini. Pour les supporters stéphanois, ces frappes sont symboles d’une malchance irrémédiable et leur ôtèrent la victoire.
Les quotidiens européens titreront d’ailleurs en faveur des verts. Pour seul exemple, le quotidien britannique The Sun titrera : « Le Bayern vole la coupe aux Français ».
Ces poteaux ont rejoint le musée des Verts, pour la postérité.
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