Parce que son “crime” est d’avoir enquêté.
Ce qui lui est reproché relève du cœur même du métier de journaliste : parler à des sources diverses, parfois controversées, pour éclairer le public. Si cela devient un délit, plus aucun sujet sensible ne pourra être traité.
Parce que l’accusation de “terrorisme” est démesurée.
L’assimilation de l’enquête journalistique à de la propagande terroriste est une pente dangereuse : une fois ouverte, elle peut s’étendre à tout discours critique ou à tout reportage jugé dérangeant par le pouvoir.
Parce que la liberté de la presse n’est pas négociable.
Les conventions internationales, que l’Algérie comme la France ont signées, consacrent le droit à l’information et la protection des journalistes. Elles ne sont pas à géométrie variable, elles valent aussi dans les stades de Kabylie et les salles d’audience de Tizi Ouzou.
Parce que chaque jour en prison est un jour de trop.
Au-delà du symbole, il y a le temps qui passe : la santé, l’équilibre psychologique, les liens familiaux, tout cela s’abîme derrière les murs. Aucune raison d’État ne justifie sept années de vie volées à un homme qui n’a fait qu’écrire.
L’équipe de SURLEFOOT est solidaire de Christophe, on pense à lui et à sa famille.
Sur Le Foot Pas de rumeur, que des faits !