Mardi 23 décembre, l’US Avranches a obtenu gain de cause de manière définitive dans le litige juridique qui l’opposait à la Fédération Française de Football (FFF).
Un feuilleton judiciaire long de plusieurs mois, né à l’issue de la première journée du championnat de National.
Pour rappel, lors de cette rencontre inaugurale, Avranches s’était imposé sur la pelouse de Cholet (3-1). Toutefois, la participation de Victor Daguin, considéré comme suspendu au moment du match, avait conduit la FFF à invalider le résultat. La victoire avait alors été transformée en défaite sur tapis vert (3-0), assortie d’un point de pénalité, soit un retrait total de quatre points pour le club normand.
Estimant cette sanction injustifiée, l’US Avranches avait engagé une bataille juridique. Saisi en premier lieu, le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) avait donné raison au club et proposé une conciliation, refusée par la Fédération. L’affaire avait ensuite été portée devant le tribunal administratif de Paris, qui avait annulé la décision de la FFF.
La Fédération avait alors fait appel, mais la cour administrative d’appel avait rejeté son recours, confirmant l’absence de faute de la part du club. Persistant, la FFF s’était pourvue en cassation devant le Conseil d’État. Une ultime tentative restée vaine : la Fédération a été définitivement déboutée.
Dans un communiqué, le club précise toutefois que « le classement définitif ne sera pas modifié ». Avec la restitution des quatre points retirés à tort, l’US Avranches aurait terminé la saison à la 7e place avec 49 points, tandis que l’US Concarneau, présenté comme son « partenaire », aurait également vu sa situation évoluer.
« Cette décision finale confirme sans ambiguïté que l’US Avranches MSM a toujours agi dans le respect des règlements et démontre le sérieux, la rigueur et la compétence du suivi juridique au sein de notre structure », souligne le club. Un combat initié par l’ancien président Gilbert Guérin, « à qui cette affaire tenait particulièrement à cœur ».
Sur le plan sportif, cette issue judiciaire ne change toutefois rien aux classements passés, sauf hypothétique revendication ultérieure de Concarneau pour son palmarès. Un constat amer demeure : si la FFF a perdu sur le plan juridique, elle n’en subit aucune conséquence concrète. La longueur et la complexité des procédures auront, une fois encore, neutralisé les effets d’une décision pourtant reconnue comme infondée.
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