Un nouveau jeu dans les stades ?

Assiste-t-on à l’émergence d’une nouvelle tendance dans le football français ?
Lors de la rencontre entre Reims et Saint-Étienne, le sommet du flocage absurde semble avoir été atteint.

Qu’on se comprenne bien : il n’est nullement question ici du flocage frontal (photo ci-dessous) rendant hommage à Lucien Muller, hommage légitime et respectable. Le débat porte sur les flocages dorsaux, censés faciliter l’identification des joueurs par le public… et qui ont produit exactement l’effet inverse.

Certes, les prénoms inscrits sur certains maillots passent encore. Ewen pour Ewen Jaouen ou Joshua pour Josua Duffus restent compréhensibles. Mais pour les spectateurs peu familiers de l’effectif rémois, identifier les joueurs s’est vite transformé en véritable jeu de piste.

Quelques indices subsistent : Seki pour Junya Sekine, Oooh Theo Leoni pour Leoni, ou encore Serginho pour Akieme, dont le prénom aide à deviner l’identité. Même Aya pour Nakamura peut encore se défendre, au prix d’un léger effort.
En revanche, certains choix défient toute logique : Python pour Diarra ou Bienvenue pour Samuel relèvent de l’énigme pure et simple.

Reims a sans doute bénéficié d’une dérogation de la Ligue, accordée dans le cadre de l’hommage à Lucien Muller, pour se permettre l’usage de surnoms et autres libertés graphiques. Reste que le règlement est pourtant clair : le nom figurant sur le maillot doit correspondre à celui inscrit sur la feuille de match. Les surnoms, initiales et alphabets non latins sont en principe interdits, sauf autorisation exceptionnelle.

Des précédents existent, bien sûr. La saison passée, tous les joueurs de Ligue 1 avaient porté un flocage unique à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, avec le message événementiel « WO=MAN ». On se souvient également des noms des joueurs parisiens floqués en coréen lors d’un match diffusé en Asie pour promouvoir le championnat.

Mais le cas rémois pose question. Car ici, l’initiative va clairement à l’encontre de l’objectif premier du flocage : permettre une identification claire et immédiate des joueurs par le public.

Un rappel historique s’impose enfin : les premiers flocages de noms en Division 1 ont été introduits au début de la saison 1997-1998. Près de trente ans plus tard, leur utilité semble parfois se perdre… dans la créativité excessive.

A propos de H. V.

En tant qu'auteur spécialisé, je décrypte tactiques, performances et moments forts, j'offre aux lecteurs une immersion approfondie dans l'univers fascinant du football. Préparez-vous à explorer le sport sous un nouvel angle à travers mes articles.

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